Les élèves des écoles publiques de Chambéry ne méritent-ils pas autre chose qu'une garderie ?

Publié le par Eric WILKOWSKY pour Chambéry CAP A GAUCHE

Les élèves des écoles publiques de Chambéry ne méritent-ils pas autre chose qu'une garderie ?

Chambéry Cap A Gauche à la rencontre des parents d'élèves à l'entrée des écoles de la ville pour les inviter à une réunion publique le 7 octobre 2014 à 18h salle Grenette.

RENTRÉE SCOLAIRE À CHAMBÉRY : CARTON ROUGE, Mr LE MAIRE

CHAMBÉRY CAP À GAUCHE APPELLE LES CHAMBÉRIEN-NE-S À SE MOBILISER

POUR UNE POLITIQUE ÉDUCATIVE MUNICIPALE AMBITIEUSE

Monsieur le Maire - dans l'enthousiasme de son élection, attendue il est vrai depuis si longtemps - avait montré les muscles avec ses comparses UMP de l'agglomération et le maire d'Aix les bains en affirmant qu'il ne mettrait pas en place la réforme des rythmes scolaires à Chambéry !

S'il a, depuis lors, décidé avec son équipe municipale de l'appliquer, c'est plus qu'à minima.

Scandaleux

Comment ne pas être scandalisé(e) par le refus de la municipalité de mettre en place des activités périscolaires alors qu'elle perçoit le fonds d'amorçage de l'État (50 € par enfant, plus 40 € pour chaque enfant scolarisé en zone d'éducation prioritaire).

Chantant la complainte de la misère et des caisses vides, il s'apprête néanmoins à investir dans de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

C'est bien un choix politique de la nouvelle municipalité de préférer la répression à l'éducation des enfants !

Le refus du maire va creuser un peu plus les inégalités territoriales existantes en matière de financement de l'école publique (en fonction de la richesse des communes et de leurs choix politiques) aggravant davantage les écarts de chances de réussite des élèves.

Public-Privé la loi pour qui ?

La loi ne fait pas obligation aux écoles privées sous contrat avec l'État de mettre en application les nouveaux rythmes scolaires ; ce qui peut favoriser de nouvelles fuites de scolarité vers le privé. Pourquoi un rythme d'apprentissage bénéfique pour les enfants du public ne serait-il pas bon pour les enfants du privé ?

Pour Chambéry Cap A Gauche, la loi doit s'appliquer aux établissements privés qu'une autre loi oblige l'Etat et les collectivités territoriales, dont la ville de Chambéry, à subventionner largement.

La course à l'échalote

Pire encore, les choix du maire en matière d'horaires ont des conséquences importantes sur l'organisation du temps des parents ; en effet en reculant à 7h45 l'accueil en garderie, en refusant de coordonner les horaires des maternelles et élémentaires le matin et le soir, il crée des difficultés majeures aux familles ayant des enfants scolarisés en maternelle et élémentaire

Monsieur le Maire pris en flagrant délit de mensonge

Dans une réponse adressée aux représentants du collectif de parents d'élèves, il affirme que c'est suite au refus des directions d'écoles de Chambéry le haut qu'il n'a pas adapté les horaires du matin.

C'est un mensonge pur et simple : la direction de l'école du Pré de l'Ane nous ayant affirmé avoir proposé cet aménagement.

Les familles, les chambériennes et les chambériens attendent une autre politique éducative de la municipalité.

En juin, avec un collectif de parents d'élèves, nous avions mis à la disposition des habitants une pétition en ligne, toujours d'actualité :

http://www.petitions24.net/rythmes_scolaires_a_chambery

Des actions vont de nouveau se dérouler dans les prochaines semaines pour obtenir :

  • des horaires d'écoles adaptés aux familles et garantissant la sécurité des enfants ;
  • la mise en place d'activités périscolaires gratuites et de qualité.

​D'ores et déjà, à l'initiative de l'élu municipal de Chambéry Cap à Gauche, les élus de l'opposition municipale posent une question écrite au Maire pour le Conseil municipal du 29 septembre (lire ci-dessous) :

QUESTION ECRITE A MONSIEUR LE MAIRE

Guy FAJEAU (Chambéry Cap A Gauche) et Hadjira CABA, Jean Benoît CERINO, Henri DUPASSIEUX, Bernadette LACLAIS, Claudette LEVROT-VIROT, Edith LIVERNOIS, Hugues MANOUVRIER, Françoise MARCHAND, Jean Pierre RUFFIER (Chambéry au Cœur).

RENTREE SCOLAIRE ET APPLICATION DE LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES.

Monsieur le Maire,

Lors du conseil municipal du 14 mai, nous vous avons questionné sur l'application de la réforme des rythmes scolaires. A ce jour, nous n'avons constaté aucune avancée significative dans ce dossier majeur.

Contrairement à ce que nous avons pu entendre en commission municipale ou lire dans la presse, cette rentrée ne se passe pas bien, comme élus municipaux, nous avons été saisi d'un fort mécontentement des parents. Précisons qu'un certain nombre d'entre eux, faussement rassurés par vos propos de campagne, et n'ayant pas été concertés, ni même informés de vos décisions à ce sujet , ont découvert avec étonnement ce qui, en réalité, attendaient leurs enfants sur le temps périscolaire… rien, ou plutôt une simple garderie, qui plus est, réduite d’un quart d’heure le matin puisque vous avez fait le choix de ne plus accueillir à 7h30 les enfants dont les parents travaillent tôt mais à 7h45 !

Les mécontentements exprimés par ailleurs portent notamment sur les trois points suivants :

  • la nécessité et l'urgence à coordonner -comme c'était le cas ces dernières années-les horaires de classe des maternelles de la Grenouillère, les Châtaigniers et Bellevue avec les écoles élémentaires afin de permettre aux parents de pouvoir accompagner la fratrie aux écoles élémentaires. Cette question de bon sens qui aurait dû être résolue depuis bien longtemps a fait l'objet de nombreuses interventions auprès de vous -même par des parents d'élèves et des conseils d'écoles et auprès du directeur académique.
  • la demande de mise en œuvre d'activités périscolaires gratuites pour tous les petits Chambériens. Alors que de toutes petites communes avec de petits budgets ont réussi à mettre en œuvre des ateliers, qui peut comprendre qu'une ville de 60 000 habitants et qui compte un vivier de 1000 associations mobilisables sur son territoire n'est pas capable de proposer la moindre activité sur le temps périscolaire. L'incompréhension est d'autant plus forte que le financement de l'Etat -le fonds d'amorçage estimé à 235 000 €- vous est versé et que des financements CAF estimés à 240 000 € peuvent être mobilisés comme c'est le cas dans tout le département.
  • enfin troisième point qui légitimement inquiète les parents : les conditions d'organisations de la garderie. Puisque simple garderie il y a, a minima, comment garantissez vous la sécurité des enfants durant ce temps, quelles qualifications sont exigées pour les adultes encadrant, et quels seuils avez vous retenu pour le niveau encadrement.

Un mois après la rentrée, les parents attendent des réponses.

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