PRIVATISATION DU CENTRE FUNÉRAIRE DE CHAMBÉRY : C’EST NON !

Publié le par Chambéry CAP A GAUCHE

PRIVATISATION DU CENTRE FUNÉRAIRE DE CHAMBÉRY : C’EST NON !

Bref retour sur la Commission Consultative des Services Publics Locaux du 1er mars 2016

La municipale privatise tout... le stationnement et même le centre funéraire.

Sur le stationnement, c'est le jackpot pour le futur délégataire (plus de 5700 places de stationnement privatisées  !)

La municipalité a décidé de donner au privé tout le stationnement, y compris celui de surface dont le périmètre payant va être étendu dans le cadre du nouveau schéma de déplacements. A ma question de savoir quels sont les quartiers concernés (on parle du Stade et du Biollay) et le nombre de places supplémentaires de stationnement payant, refus de répondre considérant que c'est politique  ! (sic).

Les recettes générées par le stationnement de surface sont actuellement de 1,3M€.

En tout état de cause, la muncipalité apporte dans la corbeille du futur délégataire  :

  • les 1384 places en zone orange, en gestion directe par la régie municipale
  • les 2026 places en zone verte, en gestion directe par la régie municipale
  • les 202 places en zone bleue, stationnement gratuit
  • les 1251 places des3 ouvrages municipaux(Château, Ducs, Falaise) en régie municipale. Ces 3 ouvrages sont totalement amortis.

* les 164 places de l'enclos Roissard, en gestion directe par la régie municipale.

Soit un total (hors extension du périmètre) de5027 places de stationnement  ! ! !

Il est également donné au privé les places de stationnement des futurs enclosde Verdun, de l'Esplanade de l'Europe, Barbot et Manège  ! soit plus de 200 places de stationnementet les parkings de Curial et de l'Hôtel de Ville (240 places chacun) qui seront amortis à la fin du contraten 2018.

La contrepartie demandéeau futur exploitant privé est la construction de 2 nouveaux parkings quai Charles Ravet (surdimensionné)et à la Cassine d'environ 500 places chacun.

Durée des contrats  : 30 ans pour les parkings en ouvrage et en enclos et 7 ans pour le stationnement en surface. La durée très longue des contrats pour les stationnement en enclos va priver la ville de maîtrise foncière durant 30 ans  ! C'est une véritable privatisation du domaine public ne permettant plus d'évolution tant les pénalités de rupture de contrat avec les délégataires sont exorbitantes.

Avis de la CCSPL  : pour 9 (élus de la majorité municipale), contre 8 (dont les 3 élus de la minorité) et abstentions 3 (usagers)

Sur le Centre Funéraire,

La question de fond est celle du mode de gestion de ce service public  :gestion directe ou gestion déléguée.

La privatisation du service public du Centre funéraire relève d'un choix idéologique et non pas guidée par l'intérêt général. Comme l'a dit un représentant des usagers "mon corps n'est pas une marchandise".

L'idée d'élargir le périmètre d'intervention du service public à d'autres collectivités est partagée.

Celà peut se faire dans le cas d'une gestion directe en faisant évoluerle périmètre territorial du service soit par transfert de compétences à l'agglomération (24 communes concernées) et ensuite la créationd'un syndicat mixte permettant à toutes les communes qui le souhaitent d'adhérer au service. C'est ce que nous défendons.

Nul besoin de passer par une SEM(société commerciale) sauf à vouloir absolument déléguer l'exploitation de ce service public sachant que chaque commune sera dans l'obligation (dans le cas d'une SEM) de procéder à un appel à candidature pour choisir le délégataire.

Il convient aussi de préciser que le personnel de la SEM (quelque soit le montant du capital public, aujourd'hui à 85% pouvant descendre à 51%)est de droit privé.

La privatisation n'est pas la constitution du capital mais dans la gestion qui, dès lors qu'elle est déléguée, n'est plus une gestion publique.

La durée du contrat est comprise dans une fourchette de 15 à 18 ans, période durant laquelle la ville se prive de maîtrise publique permettant les évolutions nécessaires.

Il faut s'opposer à cette privatisation et c'est dans cet esprit que Chambéry Cap A Gauche a convié l'ensemble des forces progressites et citoyennes à une rencontre pour constituer un front de résisatance.

Nous avons convenu de mettre à la disposition des citoyens dans les prochains jours une pétition demandant le maintien du Centre Funéraire de Chambéry en régie publique.

Avis de la CCSP  : pour 11 (dont 8 élus de la majorité), contre 4 (dont 1 élu de la minorité) abstentions 5 (dont 2 élus de la minotité).

Communiqué de Chambéry Cap à Gauche

La municipalité continue de brader le patrimoine de la ville.

Nous apprenons dans le document d'orientations budgétaires 2016 que  : "Afin de conforter l'activité du Centre Funéraire, notamment en augmentant son champ d'action territorial, la ville envisage de créer prochainement une Société d'Economie Mixte (SEM) dédiée à cette activité. La ville procédera à la mise en oeuvre d'une procédure de délégation de service public à laquelle pourra répondre la SEM nouvellement créée".

Le Centre funéraire est très apprécié des familles chambériennes pour la qualité de l’accueil du personnel, les installations et le service rendu avec tact et respect. Sa gestion est très performante puisqu’elle dégage des résultats positifs qui viennent soutenir les finances de la ville , soit disant en très mauvais état.

Une nouvelle fois c’est l’idéologie de la privatisation qui l'emporte au détriment de l'intérêt général, du bien public et de l'accueil des familles les plus pauvres qui se trouvent dans un dénuement profond dans la gestion des formalités liés à un décès.

Les opérateurs privés pour qui tout est marchandise se réjouissent déjà de pouvoir mettre la main sur un service bien géré dont les bénéfices viendront grossir leurs profits.

Nous appelons les chambériens à s'opposer à cette privatisation et à exiger auprès de la municipalité et du maire (m.dantin@mairie-chambery.fr) le maintien de ce service en régie publique.

Scandaleux. Pour la majorité municipale, tout est bien marchandise  !

Non à la privatisation du Centre Funéraire

Oui à son maintien en régie publique.

Commenter cet article