Rencontre avec des conseillers régionaux à la veille de la signature du contrat de ville

Publié le par Chambéry CAP A GAUCHE

Rencontre avec des conseillers régionaux à la veille de la signature du contrat de ville

Lundi 11 mai, Chambéry Cap A Gauche accompagnée d'habitants des hauts de Chambéry et de Bellevue - quartiers prioritaires de la politique de la ville - et de responsables associatifs a répondu à l'invitation des conseillers régionaux Alexandra Cusey et Antoine Fatiga afin d’évoquer le nouveau contrat de ville de l’agglomération chambérienne dont la signature (Etat, Région, Chambéry Métropole, Ville de Chambéry, ...) est prévue début Juillet alors que les conseils citoyens n'ont pas encore été installés.

Quand l'on sait que la politique de la ville est définie par la loi de février 2014 comme :

  • une politique de cohésion urbaine et de solidarité nationale et locale envers les quartiers défavorisées et leurs habitants avec l'objectif d'améliorer leurs conditions de vie,
  • mise en oeuvre au moyen des contrats de ville,
  • dans une démarche de "coconstruction par, pour et avec les habitants" par la mise en place de conseils citoyens,

L'imminence de cette signature ne peut qu'interroger sur la réalité de la volonté politique de favoriser la parole des habitants !!!

De nombreuses interrogations ont donc surgi :

  • en effet, à Chambéry, les conseils citoyens qui doivent être associés à toutes les phases du contrat de ville , y compris à son élaboration, n'ont pas encore été mis en place, ce qui en contradiction totale avec l'esprit de la loi.

Dès lors, quelle légitimité du contrat de ville 2015/2020 « ANRU 2 » élaboré en dehors de toute participation des habitants ? Quelle place réservée à l'expertise d'usage des habitants si les grands arbitrages sont déjà boulonnés ? La parole ne leur sera-t'elle donnée que pour le choix de la couleur de la peinture des montées d’immeubles ?

  • quelle organisation et quel fonctionnement de ces conseils citoyens que la ville de Chambéry a choisi de confondre avec les conseils de quartier alors-même que les périmètres définis par l’Etat ne correspondent pas à ceux définis par la ville ?
  • dans un moment où la réponse aux besoins de soutien à la vie sociale est plus que jamais un défi pour l'avenir, quel projet et quelle cohérence en terme de réduction des inégalités territoriales d'une politique municipale de baisse de 20% des subventions allouées à de nombreuses associations immergées dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville ?
  • quelle efficacité par ailleurs d'une politique de tranquillité publique assurée avec un commissariat de police très souvent fermé sans explications et ne recevant pas les plaintes des habitants ?

A l’issue de l’échange, les deux conseillers régionaux ont fait part des initiatives qu’ils comptent prendre en direction du Préfet et de la Région pour que les habitants des quartiers concernés puissent réellement être acteurs d'une transformation de leur territoire répondant à leurs attentes et à leurs besoins.

Faire de la politique autrement, c'est possible. Cette démarche en est un témoignage.

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