Bois joli abandonné ? Les habitants ne lâchent rien !

Publié le par Eric WILKOWSKY pour Chambéry CAP A GAUCHE

Bois joli abandonné ? Les habitants ne lâchent rien !

Samedi 28 Juin, le collectif des habitants de l'immeuble du Bois joli appelaient à un rassemblement de protestation en pied d'immeuble devant une situation qui n'a cessé de se dégrader depuis quatre ans :

1) La déconstruction partielle du Bois joli s'est faite en deux phases qui ont été longues et difficiles à vivre pendant des mois : nuisance sonores, poussières, trottoirs défoncés, va et vient de nombreux camions et engins de chantiers, immeubles squattés et vandalisés après le départ des derniers occupant et avant la démolition (la phase de relogement des familles concernées par la démolition de leurs logements a duré deux ans).

Pendant le chantier de démolition, des fissures sont apparues dans certains logements, des pans de murs se sont parfois écroulés pendant la nuit créant une grande inquiétude pour les locataires mitoyens de la partie démolie.

2) Une fois la déconstruction terminée, il n'y a pas eu de travaux de remise en état réalisés et la plantation de pelouse sur les emprises déconstruites est intervenue longtemps après la clôture du chantier et à la place d'une
pelouse ce sont des herbes folles, non tondues qui sont très sèches et s'enflamment pour un rien. Avec la saison estivale, comme les habitants viennent de le constater la semaine dernière sur la rue des Combes, le risque d'incendie de ces friches est important.

L'espace vert sous les balcons à proximité des jeux d'enfant n'a pas été dégagé des ferrailles issues de la déconstruction. Des tas de terre de remblai ont été récemment déposés par le services des espaces verts de la ville, mais il semble qu'aucune terre végétale ne soit prévue pour recréer une pelouse correcte comme existait avant le chantier

Le pignon du bâtiment côté rue de la Doria a une fissure qui s'élargit de semaine en semaine. La plaque d'étanchéité se désolidarise de la façade du rez de chaussée au quatrième étage, et ceci malgré le fait que l'entreprise ayant réalisé ces travaux soit déjà intervenue pour ces mêmes malfaçons il y a quelques mois.
Aujourd'hui le terrain est sécurisé par des barrières, mais le risque de chutes d'éléments inquiète les parents dont les enfants jouent à proximité

Les travaux de raccordement du chauffage urbains aux partie du Bois joli non démolies, n'ont pas été réalisés correctement ce qui a eu pour conséquence l'hiver dernier de température inférieures à 17° dans les appartements.

Une maman explique que son fils prématuré a du être hospitalisé d'urgence à trois reprises, situation directement liée à la température de l'appartement. Rien ne semble règlé dans la perpective de l'hiver prochain où les habitants, notamment les personnes âgées redoutent de revivre ces difficultés.

3) Un cadre de vie dégradé

  • Une infestation généralisée de blattes perdure depuis la déconstruction sans que les interventions diligentées par Chambéry Alpes Habitat n'aient produit d'effets.
  • Les habitants se plaignent de la quasi inexistence d'entretien des montées par le bailleur.
  • Les façades sont sales et auraient besoin d'un coup de peinture depuis des années.
  • Certaines installations de l'aire de jeux de proximité ont une trentaine d'année et sont en bout de course. Les parents demandent un renouvellement des jeux usés.
  • Les nombreuses flaques d'eau à proximité des balcons ainsi qu'un grand pin en mauvais état ont générés un surpopulation de moustiques. Si les flaques d'eau stagnantes ont été comblées, nombre d'habitants et notamment d'enfants ont les jambes et les bras constellés de piqures.
  • Les habitants demandent l'abattage du pin malade favorisant la présence d'insectes. Il semblerait que Chambéry Alpes Habitat, qui deux fois par an faisait intervenir une entreprise de démoustication dans les vides sanitaires, ne l'ai pas fait cette année.
  • Enfin, le débordement à échéances régulières des eaux usées dans les sanitaires des appartements du rez de chaussée est directement lié au manque d'entretien des conduites d'évacuations des eaux usées entartrées au trois quarts du diamètre des canalisations et, de ce fait, se bouchant régulièrement.

En conclusion, les habitants se sentent oubliés et considérés comme des habitants de seconde zone. Ils considèrent qu'ils sont les "oubliés" du Projet de rénovation urbaine qui a embellit de nombreux secteurs du quartier, alors que leur environnement se dégradait profondément.

Ils souhaitent connaitre les intentions du nouveau Maire quant à la démolition des bâtiments du Bois joli.

Si le nouveau Maire souhaite démolir ces bâtiments qu'il le dise et reloge dignement les habitants.

Si le Maire souhaite les conserver qu'il le dise et réalise la remise à niveau de ces bâtiments et de leurs abords.

Bois joli abandonné ? Les habitants ne lâchent rien !

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